
Présent à Mirabel depuis l’été 2018, Airbus pourrait prendre de l’expansion au Québec afin d’y fabriquer des composants pour les gammes d’avions A220 (ex-C Series) et A320.
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Le chroniqueur et animateur Bernard Drainville a fait état de cette rumeur qui circule dans l’industrie aéronautique à Montréal, hier, sur les ondes du 98,5 FM.
En entrevue à la même station, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a reconnu que le scénario était à l’étude.
« Je veux qu’Airbus soit heureux d’être ici, a-t-il déclaré. Je veux qu’Airbus veuille se servir de Mirabel, du Québec, comme d’une plateforme pour la croissance de l’A220 et peut-être d’autres projets dont on parle. »
Berceau de Canadair
Une source bien informée a confié au blogueur Sylvain Faust, du site spécialisé Fliegerfaust, qu’Airbus pourrait récupérer de Bombardier les activités de fabrication du poste de pilotage, du fuselage arrière et d’autres composants de l’A220, qui sont effectuées à l’usine de l’arrondissement Saint-Laurent de la multinationale québécoise.
La symbolique d’une telle transaction serait forte puisque l’usine de Saint-Laurent est le berceau de Canadair, l’avionneur que Bombardier a acquis en 1986 et qui lui a permis de faire son entrée dans l’aéronautique. Notons que pendant plusieurs années, les installations de Saint-Laurent ont produit des pièces pour l’A320.
Avec la possible vente de sa division d’avions d’affaires à l’américaine Textron, Bombardier se retirerait complètement de l’aéronautique pour se concentrer sur le rail, un secteur que le premier ministre François Legault a jugé porteur, hier.
Selon M. Faust, les activités de fabrication de composants de l’A220 pourraient être intégrées à la société en commandite Airbus Canada, ce qui accroîtrait la valeur de cette dernière.
Le gouvernement du Québec est actionnaire à hauteur de 16,4 % d’Airbus Canada en vertu d’un investissement de 1,3 milliard $ fait en 2016.
Combien vaut l’A220 ?
Mais le mois dernier, Bombardier a dit s’attendre à une forte diminution de la valeur de la société en commandite en raison d’un report de l’atteinte de la rentabilité et d’une baisse du rendement prévu sur la durée du programme.
M. Fitzgibbon a reconnu hier ne pas savoir combien valait actuellement l’investissement de 1,3 milliard $ (1 milliard $ US) de Québec.
« Est-ce que ça vaut 1 milliard $ US, 600-700 millions $ US ou 1,8 milliard $ US ? Je n’ai pas la réponse, malheureusement. »
S’il exclut de réinvestir dans Airbus Canada (A220), le gouvernement pourrait venir en aide à Bombardier. « Idéalement, nous n’investirions pas, mais s’il faut le faire pour des raisons stratégiques, on va le regarder », a dit le ministre au 98,5 FM.
Joints hier par Le Journal, les porte-paroles d’Airbus Canada et de Bombardier n’ont pas souhaité commenter le dossier.
Famille A220 (ex-C Series) : 495 appareils
Famille A320 : 6068 appareils
Familles A330, A350 et A380 : 910 appareils
Total : 7473 appareils
(en date du 31 décembre 2019)
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